La communication consciente, aussi appelée la communication non violente, favorise des relations harmonieuses, saines et empathiques puisque chacun exprime ses besoins et ses sentiments de manière respectueuse.
Ainsi, cette approche contribue à créer un climat sécuritaire et des liens de confiance, puisque l’on se sent écoutés et compris sans jugement, ce qui est essentiel pour une relation épanouissante.
Lors d’un échange, chacun.ne a sa perception de la situation. Il est fréquent d’observer que lorsque deux personnes racontent la même situation, il existe souvent deux versions de l’histoire.
En effet, le cerveau est programmé pour interpréter le monde qui l’entoure. Lorsqu’un élément déclencheur (un stimuli ou une situation) survient, il l’associe à un souvenir associé, ce qui provoque une émotion.
Mélodie, une adolescente de 15 ans, ne mange pas le matin parce qu’elle n’a pas faim et se forcer lui donne mal au cœur. Son père, lui, pense qu’il est important de déjeuner pour avoir de l’énergie et lui prépare de la nourriture chaque matin.
Cependant, lorsque Mélodie voit la nourriture, cela ravive un souvenir de conflit lié à l’obligation de manger, ce qui la rend émotive. Derrière cette émotion se cache un besoin d’autonomie non satisfait, tandis que son père cherche simplement à lui montrer sa bienveillance.
Leurs besoins respectifs sont légitimes et pourraient être exprimés clairement à l’autre, mais l’émotion prend souvent le dessus. Cela entraîne parfois des réactions impulsives, comme crier, faire des reproches ou se replier sur soi-même.
Cet exemple démontre que les conflits résultent directement d’un besoin émotionnel non comblé. Plutôt que de prendre un moment pour réfléchir et identifier quel besoin n'est pas satisfait, notre cerveau a souvent tendance à être en réaction émotionnelle.
Avant d’interpréter une situation, prendre un instant pour observer les faits de manière objective.
Il est important de comprendre que le seul pouvoir d’agir que l’on a, c’est sur soi-même. Forcer quelqu’un à adopter un comportement mène généralement un sentiment d’attaque qui pousse l’autre à se mettre sur la défensive.
Ce moment permet de reconnaître les déclencheurs reliés à nos souvenirs et identifier le besoin non répondu. Une fois identifié, c’est à soi-même d’y répondre plutôt d’attendre que les autres y répondent.
Une réaction est impulsive et guidée sous le coup des émotions. En revanche, une réponse demande un pas de recul permettant au cerveau de se réguler au lieu d’agir de façon impulsive et irréfléchie.
Plutôt que d’accuser ou de blâmer l’autre, il est préférable de parler de son ressenti et d’exprimer ses émotions en parlant de soi. Par exemple, « lorsque je ne me sens pas écouté, je me sens frustré ». Cela permet d’exprimer ses besoins sans provoquer de résistance chez l’autre.
Faire preuve d’écoute active et d’empathie c’est de cerner les besoins de l’autre, d’accueillir ses émotions sans les minimiser, de ne pas l’interrompe et reformuler ce que l’on a compris.
Il est plus efficace de formuler une demande positive, spécifique et réalisable plutôt que sous forme d’exigence. Par exemple, « peux-tu m’accorder 10 minutes sans distractions afin que l’on discute? ».
Le centre de la Communication Non Violente, L'approche de la communication non-violente selon Marshall Rosenberg