Certains sujets sont parfois plus délicats à aborder que d’autres avec un jeune. Il peut être tout à fait normal d’avoir peur de mal faire, d’en dire trop ou pas assez, de choquer ou de ne pas trouver les bons mots. Pourtant, en tant qu’adulte significatif dans la vie d’un jeune, cela fait partie de votre rôle. Et même si ce n’est pas toujours facile, c’est essentiel.
Voici 7 conseils simples pour aborder des sujets délicats avec un jeune de manière naturelle et adaptée.
Pour avoir une conversation sérieuse, il faut un moment calme, propice à l’écoute, où tout le monde est disponible. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il faut préparer un discours.
Parfois, ces moments arrivent naturellement : en voiture, durant le souper, au coucher, etc. Ce sont souvent les jeunes eux-mêmes qui lancent la conversation par une question, une remarque ou même un dessin.
Le plus important est de ne pas laisser ces moments passer.
Un jeune n’a pas besoin de longs discours ni d’explications compliquées. Il a surtout besoin de comprendre ce qu’il ressent et ce qu’il voit autour de lui, avec ses propres mots.
Avant de lui répondre, il est bien de poser des questions comme : « Et toi, qu’en penses-tu ? » ou « Qu’est-ce que tu as compris ? ». Cela permettra de partir de ce qu’il connaît déjà, de corriger les fausses idées et d’adapter votre réponse.
En effet, il vaut mieux être clair et simple que trop technique. Si vous ne savez pas comment dire les choses, reporter la discussion est aussi une possibilité : « J’ai besoin d’un petit moment pour réfléchir à la bonne façon de t’expliquer, je te promets qu’on en reparle. »
Il peut être tentant de vouloir « protéger » un jeune en lui cachant une partie de la vérité. Par contre, les jeunes perçoivent quand quelque chose ne va pas. Ne pas être complètement honnête peut alors générer encore plus d’inquiétudes.
Il faut donc savoir doser l'information transmise, pour ne pas les effrayer.
Par exemple, si un jeune demande : « Est-ce qu’on peut mourir du cancer ? » Vous pouvez répondre : « Oui, mais pas toujours. Il y a beaucoup de personnes qui guérissent. Et les médecins font tout pour aider. »
C’est vrai, mais c’est aussi rassurant et ça suffit souvent comme réponse à sa question.
Le jeune n’a pas besoin d’une réponse parfaite. Ce qui compte, ce n’est pas de tout dire en une seule fois, mais de montrer au jeune qu’il peut venir s’exprimer, sans être jugé ni repoussé.
Il a besoin d'être écouté et de savoir que ses questions sont les bienvenues.
Parfois, il faut simplement écouter sans interrompre le jeune, même si ses propos peuvent vous bousculer ou étonner. Il faut accueillir ses émotions, même si elles dérangent.
Les médias sont des points de départ idéaux pour parler de sujets plus délicats comme la mort, la séparation, le consentement, etc.
Vous pouvez :
Peu importe le support utilisé, c’est une opportunité de le questionner sur ce qu’il a compris, ce qu’il a ressenti ou ce qu’il en a pensé.
Cela permet de parler sans être dans le face-à-face, ce qui peut être moins confrontant.
Il serait idéal qu'après une discussion sur un sujet difficile tout soit « réglé » une bonne fois pour toutes. La réalité, c’est que parler d’un sujet délicat, c’est ouvrir une porte. Le jeune va peut-être y revenir dans une semaine, un mois ou même dans un an. Cela est même souhaitable.
« Si tu as d’autres questions un jour, ou si tu veux m’en reparler, je suis là. Toujours. » Cela suffit souvent à créer un climat de confiance sur le long terme.
Il est normal d’être mal à l’aise face à certains sujets. Ils peuvent être délicats, surtout quand ils résonnent avec un vécu personnel.
Dans ce cas, partager son ressenti peut être une bonne avenue :
« C’est un sujet pas simple pour moi, mais je vais essayer de t’en parler du mieux que je peux. »
Cela étant dit, rien n’empêche de demander de l’aide à un professionnel, un proche de confiance, via un livre ou une association.
Centre de services scolaires de Laval, Parler de sujets difficiles avec vos enfants