La consommation de drogues, c’est-à-dire de substances psychoactives, fait partie de la vie de nombreux adolescent.es. Il est important que les parents s’informent des effets et des risques associés afin de discuter de consommation avec leurs adolescent.es sans pour autant les alarmer.
Il existe une panoplie de substances, mais celles-ci sont généralement classées en trois grandes catégories.
| Catégories | Effets | Substances |
| Stimulants
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Donnent une sensation d’éveil, d’énergie et de performance. Ils stimulent le système nerveux central. |
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| Dépresseurs | Agissent sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps. |
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| Perturbateurs | Modifient les sensations et les perceptions de la réalité. Ils perturbent nos fonctions psychiques. |
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Les jeunes peuvent être tentés de prendre différentes drogues lors d’une même soirée. En effet, le manque de connaissance, la curiosité, l’influence des pair.es, le goût du risque ou la gestion des effets peuvent être des raisons menant à ces mélanges. Voici les effets et les risques associés aux mélanges de substances.
| Les mélanges | Les effets et les risques |
| Dépresseur et stimulant | Les dépresseurs ralentissent le système, alors que les stimulants l’accélèrent. Lorsque mélangé, un risque de palpitations ou d’arrêt respiratoire est présent. |
| Perturbateur et stimulant | Lorsque les sensations sont affectées par un perturbateur et que le système est accéléré par les stimulants, il arrive de se sentir stressé ou paranoïaque. |
| Perturbateur et dépresseur | Les perturbateurs sont connus pour accentuer les effets des dépresseurs. Il faut particulièrement faire attention aux quantités avec ces mélanges. |
| Stimulant et stimulant | Lors de consommation de plusieurs stimulants, le rythme cardiaque et le métabolisme sont fortement accélérés. Il faut faire attention de ne pas dépasser les limites de notre corps, car un arrêt cardiaque est possible. |
| Dépresseur et dépresseur | À l’opposé des stimulants, plusieurs dépresseurs pris simultanément peuvent ralentir énormément le système. La conscience est d’autant plus altérée, ce qui peut mener à des prises de décisions risquées. |
| Perturbateur et perturbateur | Le mélange de plusieurs perturbateurs peut causer un sentiment d’angoisse, des hallucinations, voir un mauvais trip. |
| Dépresseur, stimulants et perturbateur | Le risque varie selon les substances et la quantité prises. Tous les symptômes précédemment inscrits peuvent survenir simultanément. |
53 % des jeunes de 12 à 17 ans ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, soit 53 % des garçons et 54 % des filles, selon l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire de 2019. Cette proportion augmente de façon significative avec le niveau scolaire passant de 21 % à 80 % entre la 1re et la 5e année du secondaire.
L’alcool est la substance la plus consommée par les jeunes au Québec. Malgré sa présence prévalente socialement, l’abus de cette substance comporte plusieurs risques.
| Raisons de consommer | Risques possibles |
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Il est important d’informer les adolescents des risques associés à la consommation de l’alcool, ainsi que des moyens disponibles afin d’en réduire les impacts négatifs.
L’abstinence est prônée, du fait de l’âge requis pour acheter de l’alcool, mais ce n’est pas toujours l’avenue empruntée par les personnes de moins de 18 ans.
Outre l’abus en termes de quantité, la consommation d’alcool peut comporter des enjeux lorsqu’elle est mélangée à d’autres substances. La combinaison la plus courante est celle de l’alcool et du cannabis.
Malgré la popularité de ces substances, des effets négatifs sur la santé psychologique peuvent survenir, particulièrement lors d’un usage régulier. Il ne faut surtout pas sous-estimer le pourcentage de THC (une substance perturbant les fonctions psychiques et la perception de la réalité) dans cette équation.
Le cannabis est la deuxième substance psychoactive la plus consommée dans notre société. La waxpen est une façon de consommer cette substance qui s’est énormément popularisée chez les adolescents et les jeunes depuis les dernières années.
Il s’agit d’un dispositif de vapotage d’un liquide grandement concentré en THC, généralement entre 70% et de 95%. Il peut comporter également du CBD, une substance faisant partie des dépresseurs. De plus, il contient aussi des éléments chimiques pouvant avoir des impacts sur la santé physique.
Parce que l’effet est rapide et les sensations sont fortes. C’est aussi facile à dissimuler, simple à utiliser, sans odeur, sans douleur à l’inhalation. De plus, c’est valorisé et c’est associé à la popularité.
Par contre, l’usage de la waxpen comporte des risques légaux ainsi que des risques liés à la santé physique et mentale. Effectivement, au Québec, la waxpen est illégale! Cependant, il se pourrait qu’elle soit prochainement légalisée pour les 21 ans et plus à la SQDC. Les dispositifs auraient un maximum de 30% de THC et il n’y aurait pas de saveur ni d’emballage attrayant.
Sa consommation comporterait toutefois des risques au niveau de la santé pulmonaire, bien que les effets exacts à moyen et long terme restent à établir. Il y a aussi le risque d’une surdose de THC comme celui-ci est présent en très grande quantité dans la waxpen. Cette surdose peut se traduire par un « badtrip » ou une psychose toxique qui peuvent mener à des comportements à risque.
L’usage plus régulier peut avoir des impacts sur la motivation, le sommeil, l’anxiété, la dépression, l’isolement… Il est donc important de parler de santé mentale avec les jeunes et de chercher une aide extérieure, autant pour vous que pour eux, si vous en ressentez le besoin.
Références
CATIE, le blender